Instruite et informée, elle veut être associée à l'évaluation du problème qu'elle rencontre. Et s'il s'agit d'une pathologie mentale, elle veut en connaître le nom, les critères de diagnostic et le pronostic.
Responsable et autonome, elle veut ensuite choisir librement les solutions qui lui conviennent le mieux, parmi celles que lui proposent le médecin, le psychothérapeute et d'autres intervenants.
Oui, cette personne en sait souvent plus sur ces options d'aide que le psychothérapeute, spécialisé dans sa seule approche !
Pour aider aujourd'hui, ce dernier doit renouer avec l'humilité des tout premiers praticiens dont les idées ne faisaient pas - encore - école. Retrouver leur curiosité et leur souci sincère de l'autre. Dans une position de prestataire de services, le psychothérapeute doit explorer plutôt qu'interroger. Et proposer au lieu de prescrire.
Un nouveau partenariat orienté valeur
Considérant les ravages que peuvent causer les situations de détresse et de conflit, retrouver le bien-être et le retrouver vite n'est certainement pas un luxe. La recherche indique que les psychothérapies réduisent les coûts en matière de santé mentale.
Mais une thérapie qui se satisfait de réparer ou de soulager continue, malgré tout, de sous-estimer le potentiel de la personne qui consulte.
L'appeler "cliente" mais la considérer comme "souffrante" revient à tomber dans le piège du politiquement correct qui embellit beaucoup et change peu.
Partager des connaissances, inviter à la réflexion, faciliter l'accès à de nouvelles compétences...
C'est saisir l'instant privilégié qu'est la rencontre thérapeutique pour créer de la valeur. Dans un dialogue d'égal à égal.
Serait-ce cela, une véritable bienveillance ?