développement personnel

Changement durable

Jeter vos vieilles croyances et habitudes?

Ce serait dommage. Elles peuvent encore servir.

Voyons plutôt si des idées nouvelles vous rapprochent de votre objectif.

Si c'est le cas, vous pourrez les conserver. Comme tout ce que la vie vous a déjà appris.

S'informer, c'est déjà changer

Rien n'est plus éprouvant que ce sentiment d'être pris au piège d'une situation sans issue. Mais en parcourant les pages "plus" de ce site...

En observant...

Les expériences individuelles. Et les données statistiques.

En confrontant...

Les convictions. Et le résultat des recherches.

En interrogeant...

Les certitudes. Et les possibles.

Il se pourrait que vous retrouviez un peu de cette liberté de choix qui vous semblait perdue.

Dès cet instant, les choses ne seront plus tout à fait comme avant.

Mis à jour le 09-06-2026

de-gaulejac-2005De Gaulejac V. (2005) La société malade de la gestion - Idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social. Paris, Seuil.

Présentation

Sous une apparence pragmatique, la gestion constitue une idéologie qui légitime la guerre économique et l'obsession du rendement financier.

Les "gestionnaires" installent en fait un nouveau pouvoir managérial. Il s'agit moins d'un pouvoir autoritaire et hiérarchique que d'une incitation à l'investissement illimité de soi dans le travail pour tenter de satisfaire ses penchants narcissiques et ses besoins de reconnaissance. Il s'agit d'instiller dans les esprits une représentation du monde et de la personne humaine, en sorte que la seule voie de réalisation de soi consiste à se jeter à corps perdu dans la "lutte des places" et la course à la productivité.

Or, pour comme pour mieux assurer son emprise, cette logique déborde hors du champ de l'entreprise et colonise toute la société. Aujourd'hui, tout se gère, les villes, les administrations, les institutions, mais également la famille, les relations amoureuses, la sexualité... Le Moi de chaque individu est devenu un capital qu'il doit faire fructifier. Mais cette culture de la haute performance et le climat de compétition généralisée mettent le monde sous pression.

Le harcèlement se banalise, entraînant l'épuisement professionnel, le stress et la souffrance au travail. La société n'est plus qu'un marché, un champ de bataille insensé où le remède proposé aux méfaits de la guerre économique consiste toujours à durcir la lutte. Face à ces transformations, la politique, à son tour contaminée par le " réalisme gestionnaire ", semble impuissante à dessiner les contours d'une société harmonieuse, soucieuse du bien commun.

Peut-on néanmoins échapper à l'épidémie? Peut-on repenser la gestion comme l'instrument d'organisation et de construction d'un monde commun où le lien importe plus que le bien? C'est en tout cas la piste qu'ouvre ici le diagnostic du sociologue clinicien.

Sommaire

  • Pouvoir managerial et idéologie gestionnaire
  • Le management entre le capital et le travail
  • Les fondements de l'idéologie gestionnaire
  • Le management, la qualité et l'insignifiance
  • Les caractéristiques du pouvoir managérial
  • La morale des affaires
  • Pourquoi la gestion rend-elle malade?
  • On ne sait plus à quel sens se vouer
  • La puissance et l'argent
  • La gestion de soi
  • La part maudite de la performance
  • Une société d'individus sous pression
  • Eclatement des classes sociales et lutte des places
  • La politique contaminée par la gestion
  • Le lien vaut mieux que le bien

Auteur(s)

Vincent de Gaulejac est directeur du Laboratoire de changement social à l'université Paris-VII Diderot.

Membre fondateur de l'Institut international de sociologie clinique, il a écrit une vingtaine d'ouvrages dont Le Coût de l'excellence, La Lutte des places et La Société malade de la gestion.

Il a reçu le prix Sorokin délivré par l'université de Lomonosov et l'association russe de sociologie en 2009.