Informer sur l'apport de la thérapie brève dans le domaine des troubles de l'humeur (dépression, anxiété, épuisement professionnel) et dans la solution de situations de crise interpersonnelles.
Audience
Le contenu, formulé de manière didactique, est destiné à une audience générale. Un astérisque signale, dans la section Déontologie, trois pages destinées plus spécifiquement au monde médical.
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Hébergement, création et rédaction: Peter Cogen, Psychothérapeute.
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Auteur
Peter Cogen. Psychothérapeute formé à la psychologie (UMons) et à la thérapie brève (IGB), l'auteur informe exclusivement sur l'approche psychologique des troubles de l'humeur et des situations de crise interpersonnelles. Cette information ne peut en aucun cas se substituer à un avis médical. Seul un médecin peut poser le diagnostic d'une psychopathologie et se prononcer sur l'opportunité d'une médication.
Sources
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Quittant son Autriche natale, Paul Watzlawick a étudié et travaillé dans plusieurs pays - Italie, Suisse, Salvador - avant de s'installer aux Etats-Unis, où il devient l'un des piliers du Mental Research Institute de Palo Alto en Californie dès les années 1960.
Avec entre autres Gregory Bateson, Jay Haley et Don Jackson, Paul Watzlawick va faire de cette Ecole de Palo Alto une référence dans les domaines des théories de la communication, de la psychothérapie, de la thérapie familiale. Il figurera également parmi les penseurs les plus infuents du courant constructiviste. En adoptant un point de vue nouveau sur les patients, les maladies et les thérapies, Paul Watzlawick et l'Ecole de Palo Alto ont eu une influence majeure sur les chercheurs et les psychothérapeutes du monde entier.
Cinquième partie d'une conférence de Paul Watzlawick, enregistrée en 1987, à Stuttgart.
5 - Pour une chaîne de bienveillance et de tolérance
Ich glaube wir müssen bescheiden sein. Wir müssen versuchen das zu tun was ich, für mein Hausgebrauch, die Kettenreaktion des Guten nenne, das heißt, das Gute im Kleinen zu tun. Was man sich darunter vorstellen könnte wäre zum Beispiel das: Dass Sie sehen wie einer aus dem Auto aussteigt, am einen Regentag, und die Lichte anlässt. Und Sie laufen den Mann nach, im Regen, und, sagen Sie: Sie haben im Auto die Lichte angelassen. Der wird sich bestimmt sagen müssen: "Das ist aber anständig. Der läuft mich im Regen dreihundert Meter nach." Und ich glaube wenn der nun seinerseits jemanden sieht der die Lichte anlässt, wird er sich fast verpflichtet fühlen dasselbe zu tun. Dank Ihrer Haltung, meine Damen und Herren.
Je crois qu'il convient d'être modeste. Nous devons essayer de contribuer à ce que, pour mon usage personnel, j'appelle la réaction en chaîne du bien, c'est-à-dire faire le bien à notre petite échelle. Un exemple me permettra d'illustrer cela. Imaginez qu'un jour de pluie vous voyez un homme qui sort de sa voiture et laisse les phares allumés. Vous courrez derrière lui, sous la pluie battante, et vous lui dites qu'il a oublié d'éteindre les phares. Cet homme doit se dire: "Voilà qui est vraiment courtois. Ce type vient de faire trois-cents mètres sous la pluie pour me rendre service." Quand il lui arrivera de voir une personne oublier ses phares, je crois qu'il va très probablement se sentir obligé d'en faire autant. Grâce à votre attitude, Mesdames et Messieurs.
Wenn Sie eine Brieftasche finden mit viel Geld drin und irgendwie einen Dokument dass den Besitzer dieser Brieftasche Ihnen ausweist und Sie gehen dann hin und geben ihm das Geld zurück, dann kann es Ihnen schon vielleicht passieren - Sie werden das vielleicht nicht wissen - dass der Betreffende sagt: "Das ist sehr nett aber so blöd müsste ich einmal sein dass ich das Geld finde und dann vielleicht das noch abgebe." Aber ich glaube, das ist die Ausnahme, ich glaube der Betreffende, den werden Sie da zu Anständigkeit, zu Güte verpflichtet haben, durch diese kleine Handlung. Und das wird sich weiter verbreiten, das meine ich mit der Kettenreaktion der Gütigkeit und der Toleranz.
Vous trouvez un portefeuille qui contient une somme d'argent importante et un document quelconque qui vous permet d'en connaître le propriétaire. Vous vous rendez chez lui pour lui rendre l'argent. Il se peut alors - vous n'en saurez probablement jamais rien - que la personne se dise: "C'est très chic mais moi, je ne serai jamais assez stupide pour aller restituer une telle somme." Je crois toutefois que c'est exceptionnel. Je crois que vous aurez créé, par votre geste, une obligation de faire le bien, pour la personne concernée. Et cette attitude va en entraîner d'autres. C'est cela que j'appelle la réaction en chaîne de la bienveillance et de la tolérance.
Mir kommt eine Geschichte in den Sinn (als letzte Geschichte). Eine orientalische Geschichte. Ein berühmter Sufi - also, ein arabische Mystiker - stirbt und steht vor Gottes Thron. Und Gott sagt: "Weißt du warum Ich dir verzeihe ?" Der Mann sagt: "O Herr, vielleicht weil ich Deine Gebote zu beachten versucht habe." Und Gott sagt: "Nein, deswegen hab ich dir nicht verziehen." Der Mann sagt: "O Herr, vielleicht weil ich in Wort und Tat Deinen Namen gepriesen habe." Und Gott sagt: "Nein, deswegen hab ich dir nicht verziehen." Er sagt: "O Herr weil ich in meinen Schriften den Ungläubigen den Weg zu Dir eröffnet habe." Und Allah sagt: "Nein, deswegen hab ich dir nicht verziehen. Erinnerst du dich dass du am einen kalten Wintertag als ein eisiger Wind durch den Straßen von Bagdad pfiff, dass du ein verirrtes, hungriges Kätzchen aufnahmst, in deine Manteltasche stecktest, nach Haus trugst und es füttertest und es bei dir leben ließt ? Deswegen hab ich dir verziehen."
La dernière histoire qui me vient à l'esprit appartient à la tradition orientale. Un Sufi - un mystique arabe - décède et se retrouve devant le trône de Dieu. Dieu lui dit: "Sais-tu pourquoi je t'ai pardonné ?" L'homme répond "Seigneur, serait-ce parce que j'ai essayé d'obéir à Tes commandements ?" Et Dieu lui répond: "Non, ce n'est pas pour cela que je t'ai pardonné." L'homme dit ensuite: "Seigneur, serait-ce parce que j'ai loué Ton nom dans mes paroles et par mes actes ?" Et Dieu répond: "Non, ce n'est pas pour cela que je t'ai pardonné." Il demande enfin: "Seigneur, serait-ce parce que dans mes écrits j'ai montré le chemin vers Toi aux mécréants ?" Et Allah lui dit: "Non, ce n'est pas pour cela que je t'ai pardonné. Te souviens-tu de cette froide journée hivernale, quand un vent glacial balayait les rues de Bagdad ? Tu as recueilli un petit chaton perdu, affamé, que tu as tenu au chaud dans ta cape pour l'amener chez toi, pour le nourrir et pour l'héberger. C'est pour cette raison que je t'ai pardonné."
Meine Damen und Herren, in einem Brief an seinen Freund Paul Engelmann, schrieb der Philosoph Ludwig Wittgenstein im Jahre 1917 einen Satz der, glaube ich, als Abschluss dienen kann. Er schrieb: "In den besseren Stunden aber wachen wir so weit auf dass wir erkennen dass wir träumen."
Mesdames et Messieurs, dans une lettre à son ami Paul Engelmann, le philosophe Ludwig Wittgenstein a écrit cette phrase qui me paraît pouvoir faire office de conclusion. Il a écrit: "Dans nos meilleurs moments, nous nous éveillons juste assez pour nous rendre compte que nous rêvons."