Rien n'est plus éprouvant que ce sentiment d'être pris au piège d'une situation sans issue. Mais en parcourant les pages "plus" de ce site...
En observant...
Les expériences individuelles. Et les données statistiques.
En confrontant...
Les convictions. Et le résultat des recherches.
En interrogeant...
Les certitudes. Et les possibles.
Il se pourrait que vous retrouviez un peu de cette liberté de choix qui vous semblait perdue.
Dès cet instant, les choses ne seront plus tout à fait comme avant.

La logique la plus rigoureuse, la pensée la plus généreuse... peuvent devenir absurdes, quand nous les poussons à leurs extrêmes. Il faut donc le dire sans détour. La théorie systémique a des limites. Et la thérapie brève ne résout pas tout.
Elle n'est certainement pas une alternative à des soins médicaux qui peuvent s'imposer, tant dans l'urgence qu'à plus long terme, dans le cas de psychopathologies graves.

Quelqu’un vient de prononcer le mot. Un psychiatre, sans doute. Schizophrénie. Tout ce qui est arrivé dans la famille au cours des trois derniers mois quand Julie, cette grande adolescente de dix-sept ans, s’est tout à coup mise à fuguer et à réapparaître au milieu de la nuit et à hurler devant la porte et à insulter les voisins et à voir des monstres partout et à entendre des voix et à dormir dans la cabane au fond du jardin et à fuguer encore et à…Tout ça, apprennent ses parents lors d’un bref entretien dans l’hôpital qui a fini par accueillir leur enfant, porte un seul nom. Schizophrénie.

Nous examinerons trois manières d’aborder cette rupture brutale dans la trajectoire d’une famille quand elle est confrontée soudain à la maladie mentale de l’un de ces membres. Les articles dont nous produirons des synthèses ci-dessous pour illustrer ces trois perspectives traitent plus spécifiquement de la schizophrénie.

Dans Redefining Parental Idendity : Caregiving and Schizophrenia, Milliken et Northcott (2003) proposent de formuler une Grounded Theory* (GT) du processus de transformation de l’identité des parents, qui intervient quand apparaît que l’un de leurs enfants souffre de schizophrénie.

Examinant 15 études récentes ayant trait à la psychoéducation familiale dans leur Update on Family Psychoeducation for Schizophrenia, Dixon, Adams et Lucksted (2000) nous apprennent qu’il arrive, fût-ce encore trop rarement, que les besoins d’aide des familles de schizophrènes soient effectivement reconnus et pris en compte par les organismes de soin.

Dans l’article Familles de schizophrènes et perturbations de la communication, Hendrick (2002) revient sur le terrain, miné par les communications peu adroites des premiers systémiciens*, des dysfonctionnements familiaux qui pourraient être associés à l’étiologie de la schizophrénie.

La maladie mentale d’un adolescent ou d’un jeune adulte… signifie-t-elle l’échec pour une famille ? Nous avons vu que la schizophrénie frappe souvent à un moment où la mission parentale devrait toucher à sa fin et où un grand enfant est supposé, en termes imagés, commencer à voler de ses propres ailes et s’apprêter à quitter définitivement le nid.

Bibliographie - Famille et schizophrénie - Trois regards