agir autrementLes difficultés se multiplient. Un sentiment d'impuissance vous gagne.

Et plus vous cherchez à changer votre quotidien, plus il devient problématique.

Comment cesser de tourner en rond?

Gardons le même rôle actif

Tous les jours apparaissent de nouvelles propositions de développement personnel. Gentiment soixante-huitardes ou franchement farfelues, elles promettent invariablement de nous transformer en acteurs de notre vie. Un peu comme si nous avions passé tout notre temps ici-bas à errer sans but... Cela me semble un peu accablant!

Une psychothérapie brève, orientée solution, part d'un postulat nettement plus respectueux. Et surtout plus concret et vérifiable. Il tient en ces quelques mots simples:

Vous êtes déjà actrice ou acteur de votre vie.

Vous confier à une amie, c'est une manière d'agir. Faire un reproche à votre partenaire, c'est agir. Ruminer, chanter, pleurer, danser, hurler, c'est encore agir.

Prendre un anxiolytique. Boire un verre de trop. Rester au lit. Consulter un médecin. Promener le chien. Naviguer sur Internet. Lire cette page. Vivre... c'est agir.

acteur de vie

Voilà qui vous permet déjà de répondre à quiconque vous demande quand vous allez enfin faire quelque chose? À cette lassitude ou à cette phobie. À ces disputes dans le couple ou à ces conflits au travail.

Ce que vous faites déplaît, inquiète, fâche ou déçoit? Soit. Vos proches ne vous nomment pas aux Césars, là, tout de suite. Mais vous êtes actrice ou acteur!

Changeons plutôt le scénario

Sachant que vous agissez, nous pouvons poser, en toute sérénité, une question qui est probablement plus pertinente. Est-ce que vos actes suffisent, aujourd'hui, à résoudre le problème ou à dénouer le conflit? Est-ce qu'ils ont un impact favorable sur la situation douloureuse que vous vivez?

Ce n'est pas toujours le cas. Parfois les difficultés se multiplient. Un sentiment d'impuissance vous gagne. Et plus vous cherchez à changer votre quotidien, plus il devient problématique.

Quoiqu'on puisse en dire ou en penser, vous ne manquez certainement pas de courage. Tout au contraire. C'est plutôt votre volonté de trouver une issue qui finit par vous épuiser. Et qui exaspère votre entourage? Parfois, également, oui...

Il vous faut alors un lieu pour l'expression de votre désarroi et un temps pour vous ressourcer. C'est ce que tout psychothérapeute vous offrira, dans l'urgence. Mais une thérapie brève va au-delà de ce réconfort (voir encadré 1).

Ce qui retient mon intérêt, c'est d'abord votre volonté. Et le courage que vous avez eu (car il en faut!) pour chercher de l'aide. C'est ensuite votre lecture d'un scénario qui semble se répéter. Ce sont, enfin, vos compétences. Celles que vous mettez déjà en oeuvre et celles qui nous pourrions mobiliser un peu plus.

L'alliance thérapeutique commence là. Ensemble, nous revoyons les épisodes les plus récents qui vous ont blessé(e) ou vous ont laissé(e) dans une impasse. Nous prenons un peu de distance. Nous prenons aussi le temps d'un arrêt-sur-image. Là. À cet instant précis. Quelle réplique ou quelle réaction n'a fait qu'envenimer les choses?

Nous pouvons imaginer une autre action. Elle aurait une petite chance d'influencer favorablement le cours des événements. Oui mais... Encore faut-il qu'elle soit crédible! Qu'elle corresponde au caractère des personnages. N'allons donc pas trop vite et examinons ce que nous savons d'eux. Ou plutot, ce que nous pensons savoir. Car il se peut qu'en changeant une seule de vos répliques... le scénario permette soudain un tout autre dénouement (voir encadré 2).

La psychothérapie continue. Les autres se mettent à vous surprendre. Agréablement. Par moments, votre propre audace et vos compétences vous étonnent.

Vous étiez l'acteur de votre vie. Vous l'êtes toujours. Mais le scénario vous convient un peu mieux.

En images - Au-delà de la plainte

François Roustang

Devrions-nous cesser de nous plaindre?

Oui! dit assez radicalement (âmes sensibles s'abstenir) le philosophe et psychothérapeute François Roustang dans un bref commentaire vidéo de son livre qui s'appelle... Oui, justement...

La fin de la plainte

Propos que, pour ma part, je tiens à nuancer... La psychothérapie est d'abord un lieu où la plainte est accueillie. Et un temps qui permet de l'exprimer. Elle n'est pas que cela, mais se plaindre (un tout petit peu, au début) fait parfois du bien.

Changer les interactions parents/enfants

enfant_maman

C'est le projet des programmes PCIT (thérapies interactionnelles parents/enfants) qui semblent prometteurs, tant pour les troubles du comportement que pour le déficit de l'attention.

On ne le précisera jamais assez, pour ce type d'intervention: Il ne s'agit nullement de blâmer les parents en insinuant qu'ils n'auraient que les enfants qu'ils méritent!

Une approche systémique ne désigne jamais un coupable mais mobilise les responsables qui ont les meilleures chances de modifier le cours des évènements. Et dans une famille, ces derniers sont bien - jusqu'à nouvel ordre -  les parents.

(Source: Family Process)